Un enfant canadien détenu par l'ICE, ça nous frappe ici.
Alors, vous avez entendu parler de cette histoire, n'est-ce pas ? Une mère canadienne et sa fille de sept ans, détenues par l'ICE à la frontière américaine, après un contrôle inattendu. Ben voyons, c'est le genre de nouvelles qui vous secoue quand vous l'entendez aux nouvelles, mais ici, à Montréal, ça nous touche différemment. On est tellement habitués à nos allers-retours à Plattsburgh pour le magasinage ou à Burlington pour une petite escapade. On traverse la frontière pour un rien, on prend la 15 Sud comme on prend le pont Jacques-Cartier, sans y penser deux fois. Et là, on voit ça, et ça nous rappelle à quel point c'est fragile, cette liberté de mouvement qu'on tient pour acquise. On se demande ce qui se passe vraiment, c'est n'importe quoi. C'est Montréal, mon ami — bonne chance trying to explain it.
Pensez à toutes les familles du Plateau ou de la Petite-Italie qui ont des proches aux États-Unis, ou même juste qui vont voir un match des Red Sox à Boston. On est connectés, on est si proches. Cette histoire, ça résonne dans nos dépôts, ça fait jaser autour des machines à café. On pense à nos propres enfants, à nos propres voyages, et ça nous met un froid. On a déjà assez de nos problèmes avec les retards sur la ligne Vaudreuil-Hudson et les chantiers sans fin sur la 40, sans devoir en plus s'inquiéter de ça quand on veut juste passer une journée de l'autre côté.
Mathieu Brousseau-Tremblay, Montréal. Ben, les gars du matin en discutent en direct sur mornings.live, écoutez ça !